Oh, je suis belle !

Oh, je suis belle !

Si on m’avait dit pendant mon adolescence que je plairai physiquement à des hommes, je pense que j’aurais continué à ne pas croire à l’astrologie ;-)

Mon histoire semble banale tant j’ai entendu la même (bien heureusement pour nous toutes !) mais je pense que les hommes doivent savoir ce que c’est… pour mieux nous apprécier !

Les années collège

Au collège, j’étais dans la catégorie « petite intello timide ». J’étais très copine avec la première de la classe, alors que j’étais deuxième. Cette copine n’avait qu’une peur : que je lui vole la vedette de « la première de la classe ». La gloire m’importait peu (et c’est d’ailleurs toujours le cas ;-) !) et je n’avais pas envie de fournir d’efforts pour atteindre la première place du tableau. Il me suffisait de le prétendre devant la famille et c’était amplement suffisant pour qu’on me laisse tranquille.

Non je ne parlerai pas de Harry Potter aujourd'hui ;)Avec cette étiquette « intello » dans un collège de campagne sans trop de problème, on ne me cherchait pas de noise. Simplement, je n’avais pas vraiment d’autres amis. Ca me convenait bien : les filles « populaires » me semblaient superficielles et nullement intéressantes, et la mode ne m’intéressait absolument pas. Je continuais bien tranquillement ma vie de petite fille.

J’étais « amoureuse » du même garçon depuis le CE2, qui refusait qu’on sorte ensemble. Ce n’était pas bien grave, je ne vois pas ce que j’aurai pu faire de plus avec un petit copain à part m’exhiber « Ah vous avez vu les filles trop populaires, la petite intello aussi peut avoir un mec ! ». Mais je ne voulais pas n’importe quel garçon. Et de toute façon aucun garçon n’aurait voulu de moi.

J’étais pourtant mince, avec des traits assez fins, et je n’avais pas d’acné (ni de seins). Pas moche quoi. Mais au collège, le style fait tout. Je n’en avais pas, et je n’en avais rien à faire. Tout était bien.

La prise de conscience

Au lycée ensuite, j’ai pris conscience de ma différence. J’ai rencontré des amis géniaux, qui me comprenaient et qui eux aussi avaient un côté décalé. Me sentant plus à l’aise et plus mature, j’ai soudainement ressenti le bouillonnement des hormones. Ah oui, je comprends ce qu’est un petit ami, un compagnon, un homme, le sexe, tout ça. Les hommes qui me plaisent sont toujours des hommes un brin subtils, un brin comme moi : différents. Évidemment, mon goût pour la mode n’ayant pas beaucoup évolué (bien que j’ai fait des efforts !) je reste une fille cool mais pas attirante. J’ai bien eu un copain ou deux, quelques jours chacun, mais j’avais l’impression qu’ils n’osaient pas se montrer avec moi. Ce n’est pas grave, c’est comme ça : je ne suis pas assez jolie pour plaire. Seules les bimbos en mini jupe et haut décolleté plaisent aux hommes. Et bien tant pis pour moi, c’est la vie.

PrinceCharmant

Un premier essai

Emprisonnée dans cette idée que jamais je ne pourrai plaire physiquement, j’ai rencontré un homme pendant mes études. Il était mignon, il était sympa, il était intelligent, il était drôle. Bref, j’ai craqué. Heureusement pour moi, il faisait partie des mecs qui ne s’arrêtaient pas au physique. A cette époque, j’ai pris un peu de poids. Je suis passée de « sportive élancée » à « gros boudin », selon mon échelle propre à l’époque. Et je me suis pris des réflexions pendant toutes les années que nous avons passées ensemble.

Bien. Je suis grosse. Bon. Ça ne va pas arranger mon affaire tout ça. A notre rupture, j’ai encore pris quelques kilos, mais aujourd’hui, tout a changé… :-)

L’acceptation

Depuis je n’ai pas perdu un gramme. Mais mes 53 kilos pré-bac ne me manquent plus le moins du monde. Quand je me vois dans la glace, je me rends bien compte que je ne suis pas grosse, pas trop grosse. J’ai un peu de gras autour du ventre, sur les cuisses, dans les joues. Mais je ne suis pas « ronde ». Et pire ! Je trouve que les femmes rondes sont belles !

Cette acceptation a été pleine lorsque j’ai regardé ce que sont devenues mes « filles populaires » du collège et du lycée sur Facebook (comme presque toute femme normalement constituée j’imagine). HAHA ! Elles ont presque toutes des enfants, ne prennent plus soin d’elles, et ressemblent à des femmes tout ce qu’il y a de plus banales (et je ne parle même pas de leurs maris).

je_vous_aimeJe me dis que j’ai eu la chance de ne pas compter sur mon physique et d’avoir pu me forger une vraie personnalité et des convictions (même si l’éducation que m’ont donnée mes parents y est pour beaucoup aussi). Et ma joie de vivre, mon plaisir de partager ma bonne humeur avec le plus de personnes possible. Je crois que c’est ça qui m’a sauvé :-)

Je sais que je vieillis irrémédiablement, mais je sais désormais que la vraie beauté ce n’est pas la beauté physique. C’est toute notre personnalité. Je ne suis pas une femme aigrie. Et je veux ne jamais l’être ! C’est ce qui fait aujourd’hui mon charme. Je m’assume. Je me plais à moi-même. Je plais à mon chéri qui me montre tous les jours à quelle point je suis belle à ses yeux. Et être belle à ses yeux c’est ce qui me rend belle aussi aux yeux des autres.

Conclusion

C’est un bas sentiment de vengeance qui a gagné mon esprit, mais tant pis, c’est si bon !

Ces filles si belles si parfaites d’autrefois (il y en a encore des filles parfaites qui ont 30 ans et que l’on regarde en bavant de jalousie) seront fanées demain ou utilisées par des hommes vides pour leur plastique uniquement…

Aujourd’hui c’est moi qui peut ressentir le regards des hommes (et peut-être des femmes ?) se promener sur mon corps. Et je me sens forte ! Je me sens femme ! Et prête à pardonner à tous les hommes d’avoir un jour souhaiter faire leur vie avec une de ces poupées de cire… ;-)

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Merci pour votre lecture :)

Messieurs, j’ai peur de vous ! … virtuellement

 

J’ai enfin identifié un problème en moi ! (rires)

Blonde bouche ouverte devant un PC

Blonde bouche ouverte devant un PC… avec qui j’ai un semblant de ressemblance

Plus sérieusement, je fais partie de cette immense majorité (ok, j’extrapole), hm, je fais donc partie des femmes qui ont peur lorsqu’un homme leur adresse la parole virtuellement.
IRL (dans la vraie vie), je n’ai auuuuucune difficulté à parler avec un inconnu (si le contexte est un minimum favorable tout de même = pas un clochard bourré à 3h du mat). Au contraire même, je suis très curieuse et peut facilement laisser penser à la personne en face que je suis intéressée/attirée… Alors que dès que c’est sur le web, je deviens très méfiante.
Une introspection est je crois nécessaire pour mieux comprendre pourquoi ! (à l’instant t, je ne sais clairement pas pourquoi ; mais j’ai confiance en la puissance de l’écriture ;-) !)

A y réfléchir quelques secondes, j’ai surtout peur quand un homme adresse la parole à Amarie. Parce que la « vraie moi » (appelez-moi Alice ;) !) a déjà passé des heures à discuter sur Caramail (mais à l’époque j’étais trop jeune pour penser à mal, voyons..!).
Je ne suis pas très jolie, ni très sexy, je ne m’habille que très rarement de manière aguicheuse, et je sais que ce n’est pas « mon cul » qui pousse les inconnus à me parler. Ainsi, il n’y a pas d’enjeu dans notre discussion, ni pour moi ni pour la personne en face.
Mais dès que je laisse entrevoir (ou mets en lumière) les facettes « coquines » ou « attrayantes » de ma personnalité, je n’arrive pas à relativiser et à me dire que la personne en face peut simplement être curieuse elle aussi, chercher à peupler ses fantasmes sans pour autant exiger de tchatter 2h par jour avec moi. J’ai peur que l’angle de vue « femme qui aime la séduction, les hommes, les femmes, outrepasser les limites de la morale », ne puisse que laisser espérer obtenir de mes faveurs.
Quelque part, je ressens ce lien comme une obligation « sinon il/elle va être déçu(e) et ne lira plus jamais mon blog », ou « je suis là pour parler de cul et rien d’autre ».
Ce qui, je l’admets, est assez ridicule*.

Attention homme dangereux

Attention homme dangereux !

Et pourtant, quand je déambule sur Roomantic (ou même sur des sites de rencontres libertins, qui sont quand même fait pour parler avant de passer à un quelconque acte ; voire même sur twitter alors que franchement il y a pas grand chose à craindre** ;-) !), et bien je ne sais pas j’ai peur. Je n’ose pas parler. Je me sens agressée. Même quand la personne en face est pleine de respect et comment par un simple « Bonjour, accepteriez-vous de discuter un peu avec moi ». Et ça, je ne me l’explique pas vraiment.
Il est tout de même difficile d’aborder une conversation par « Vous savez, je suis en couple et je ne cherche absolument rien » (ne serait-ce que parce que c’est faux ;-) si je découvrais un couple qui potentiellement pourrait coller avec le notre, ce serait un plaisir de se rencontrer et de parler, au pire on s’embête à mourir une soirée, au mieux on découvre un couple avec qui on peut partager des instants coquins et instructifs, en passant par la possibilité de connaître un couple de connaissances sympathique avec qui on prend plaisir à boire un café de temps en temps). Et accessoirement, dire ça de but en blanc, c’est froid et que ça ne peut que couper la personne en face.
En fait, en face à face, je peux me nourrir des expressions de l’autre, je comprends mieux ses souhaits, ses craintes, ses idées. J’ai besoin je crois de coller un visage, des expressions, une voix et une intonation à mes contacts virtuels. J’adore tchatter des heures avec des amis : je les imagine me parler, je visualise leur sourire et j’entends leur voix. Et c’est ça qui me régale…

Peut-être cette facette Amarie n’est elle faite que pour s’exprimer et non pour échanger*** ? Pourtant, c’est ce que j’aime le plus… Et puis quoi de plus appréciable que de découvrir un commentaire encourageant, ou un message privé de quelqu’un qui a aimé mon dernier article ou lien ?

Je crois qu’en fait, j’ai une peur un peu bête. Une peur comme celle de rentrer dans l’eau d’un lac ou de boire son premier whisky cul sec. C’est une hésitation plus qu’une peur, et il suffit peut-être de se lancer…
Messieurs, mesdames, n’espérez rien de moi, à part le point de vue d’une jeune femme qui n’assume pas encore tout à fait ses penchants pour le libertinage (sauf une fois dans le bain !) et qui est très curieuse de connaître votre vision du monde, du sexe, de l’amour et de toutes ces choses que vous me ferez découvrir et que je ne connais pas encore :-)

Illu stylée de tchat

Illu stylée de tchat

PS : Évidemment, je ne fais ici que donner mon point de vue, et je serai bien incapable de vous donner des idées pour réussir à faire parler une femme qui n’est pas à l’aise face à sa recherche… J’imagine que toutes ces femmes inscrites sur des sites de rencontre qui ne répondent pas aux sollicitations ont ce même genre de problème. Celui de ne pas vouloir susciter le désir ou l’intérêt et pourtant de souhaiter rencontrer une personne qui lui conviendrait.
PS 2 : Messieurs, vous arrive-t-il de ressentir la même chose ? Ma vision serait-elle finalement sexiste ?!!!
PS 3 : Mon chéri, à l’évocation ce cet article, m’a fait une très bonne remarque : « Tu as peur de discuter avec des hommes sur le net ?! Discute avec les femmes ! » <3

* Pourquoi payer un psy alors qu’on peu écrire un blog, hein ?! :-D (Désolée pour tous mes fans psys pour cette remarque hautement déplacée ;-) !)
** Si on admet que les services d’espionnage ne divulguent pas ma véritable identité, et que le mec à qui j’explique avec passion mon plaisir pour les jeux SM ne soit pas mon boss… Gouvernement, si tu me lis, un peu de pitié pour une jeune femme sans défense, merci ;-) !)
*** quand je dis échanger je dis partager… flûte, on reste dans le champ lexical de l’échangisme là !!! Comment dire « s’exprimer et écouter l’autre » ? … Ah bah comme ça, c’est pas si mal ^^ !

Féminisme

Il y a quelques matins, plantée devant la télé, je découvre un jeune homme de 27 ans, visage enfantin, dans un t-shirt « coolos », qui présente son projet entrepreneurial devant les caméras. Exactement le type de mec qui me plait… Il tente désespérément de cacher sa timidité et son stress et de parler de manière posée (ce qu’il ne fait pas si mal) pour expliciter son idée. Il a monté un groupe de sites web qui chacun se positionnent sur une thématique précise, « comme la mode pour les femmes et le high-tech pour les hommes ». PLAIT-IL ?!!!!!!!!

Alors là, je vais m’énerver. Je ne suis pas censée être féministe pour un sou, mais il ne faut pas déconner.
En quoi sa phrase est meilleure que si ces commentaires sexistes n’étaient pas là ? « Comme la mode pour et le high-tech par exemple. » Ca sonne bien aussi. Mieux sûrement. Laissons donc le choix à chaque auditeur, s’il le souhaite, dans sa petite tête, avec ses propres valeurs, d’associer à chaque terme les segments de la population qu’il considère associés. Non ? La liberté de pensée marche-t-elle aussi dans ces cas là, lorsque l’on est avachi devant la TV ? …

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Bref, ce matin, j’ai été féministe. Et il me semble l’être encore. J’en ai un peu honte… Mais POURQUOI ?
Le féminisme, pour moi, c’est se battre pour des détails sans importance en faisant un grand bruit inutile. La question du « madame/mademoiselle » m’a beaucoup fait rire il y a quelques mois. Quel détail insignifiant ! Je coche bien la case que je veux, de toute façon personne ne viendra m’emm…bêter.

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Je me suis toujours considérée anti-féministe. Marre que toutes ces poufiasses aux cheveux courts aux discours moralisateurs (selon sa propre définition de la morale…) ouvrent leur gueule devant les caméras de TF1 pour dire « Je ne veux pas qu’on sache si je suis mariée ou pas » alors qu’elles exhibent leurs alliances aux milles diamants…*
Moi qui défends depuis toujours la stricte égalité des droits entre les hommes et les femmes, et qui défendrai corps et âme un mec qui viendrait gueuler « J’ai envie de porter des mini-jupes et je veux ne plus être accusé d’exhibitionnisme » devant la même caméra.
Moi qui offrirai des Barbie à mon garçonnet et des Légo à ma fillette. Moi qui me battrai pour qu’une femme puisse vendre son corps si elle le souhaite, pour qu’un homme puisse peindre des hommes à poil, pour qu’une femme revendique aimer les gang-bangs et que les hommes s’assument romantiques et amoureux.

Et MERDE. Je suis féministe. Plutôt anti-sexiste pour être plus exacte dans la terminologie. C’est donc bien toujours Isabelle Alonso et Maïa Mazaurette qui me sortent par les trous de nez, mais je comprends maintenant mieux pourquoi. Leurs valeurs sont les bonnes. Leurs idées sont les bonnes. Leurs combats sont parfois ridicules, mais c’est surtout leur communication qui ne me convient pas. Trop d’agressivité, trop peu de féminité, trop d’importance à leurs yeux.
Je suis pour les femmes à poil sur les affiches, tant qu’elles le désirent, car oui, ça fait vendre. Les féministes non. Je me considère respecter les libertés et choix de chacun. Je connais simplement les miens :)

* Ne me frappez pas, hommes et femmes ont chacun le droit d’avoir des stéréotypes qui leurs sont propres, non ?!! ;-)

PS en léger hors-sujet :
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Histoire de Betty – Excitant ou dérangeant ?

Bonjour. Je m’appelle Betty. J’ai 17 ans. Ca fait 2 ans que je suis dans un couvent. Maman disait que je faisais trop de bêtises pour rester dans mon école… Pourtant tout le monde a été tres gentil avec moi là-bas. Les professeurs étaient très patients avec moi. Parfois ils me félicitaient. Mais la directrice elle ne m’aimait pas. Moi je l’aimais bien pourtant. Elle sourait toujours à tout le monde avec ses grands talons et ses jupes trop petites pour elle. Même que son chignon etait si tiré que ses lunettes semblaient voler au dessus de ses grandes boucles d’oreilles. Elle me souriait même à moi, avec son rouge à lèvres rouge rouge, quand il y avait des gens avec nous.

Mais quand on était toutes les deux, elle devenait très méchante. Elle voulait toujours que je lui raconte le mal que me faisaient les garçons. Ils me faisaient pas de mal, je jouais seulement avec eux moi. Alors je lui racontais mes jeux. Quand je me concentrais pour ne pas oublier un seul détail parfois elle souriait. Mais pas comme d’habitude. Elle avait les yeux qui devenaient tout petits et la bouche qui s’étirait jusqu’aux oreilles. Ca me faisait un peu peur alors je m’arrêtais. Et là elle me criait de continuer à raconter.

Par exemple une fois Louis m’a fait découvrir qu’on pouvait se cacher derrière un gros buisson. Il m’a montré cette super cachette pour que je puisse cacher ses cadeaux. Oui parce que souvent il me faisait des cadeaux. Ses cadeaux étaient super, au debut c’était des dessins, après c’était des bonbons et une fois il m’a fait lécher une sucette marrante. Elle était toute rose avec le bout rouge. Ca avait un peu la consistance de chewing gum, mais vite elle est devenue toute dure et beaucoup plus grande. Il m’a expliqué que c’est la salive qui fait ça sur certaines sucettes. Apres il m’a dit de la mettre toute en entier dans ma bouche, mais comme ça rentrait pas, il m’a dit de m’allonger et d’ouvrir ma gorge aussi. C’était lui qui la faisait rentrer dans ma bouche et dans ma gorge et il faisait ça de plus en plus vite. A un moment il m’a dit que j’allais sentir le vrai goût de cette sucette. Il est devenu tout rouge et il a crié. Et là, il avait raison, il a eu un petit jus très sucré dans ma bouche. C’était super bon. Il m’a dit qu’il était content que ses sucettes me plaisaient et qu’il m’en ramenrait une autre le lendemain. Et puis il m’en a apporté de plus en plus souvent, et des autres garçons aussi. D’ailleurs elles avaient pas toutes le même goût.

Une autre fois c’est François qui m’a acheté une robe. Elle était super belle, toute rouge avec des volants qui tournait super bien. Elle etait courte alors quand je tournais on voyait ma culotte. Il disait qu’il aimait bien me voir danser. Et quand il m’avait assez vu danser, il me demandait de m’assoir sur ses genoux et il me faisait un gros câlin. Là il commencait à me chatouiller et ca me faisait rire. Quand il me chatouillait entre les jambes, je me sentais heureuse. Avec sa bouche il me faisait des petits bisous et puis il me chatouillait avec sa langue. Une fois il a même pris la banane que sa maman lui avait donné pour le goûter pour me chatouiller. J’aimais bien toutes ces chatouilles, une fois j’ai même failli tomber dans les pommes telllement j’ai eu chaud d’un coup.

Mais la plus sympa, c’était Charlotte, ma meilleure copine. Elle, elle était vraiment adorable. Pendant la récré elle me faisait toujours une surprise. Elle invitait les garçons dans le coin caché de Louis, et on jouait tous ensemble. Elle, elle faisait des photos des fois mais elle ne me les a jamais montré. Et sinon elle jouait avec nous. Elle faisait des chatouilles terribles. Je n’arrivais jamais à me retenir de rire assez longtemps. Et puis les garçons apportaient des sucettes mais ils ne voulaient jamais goûter celles des autres. Charlotte et moi on faisait des concours pour arriver à trouver le jus de la sucette en premier, et c’est toujours moi qui gagnais !

Et puis un jour Charlotte a dit qu’elle avait trouvé un travail et les garçons ont continué à venir jouer avec moi à la récré. Même le weekend de temps en temps. Et le weekend ils avaient souvent de nouveaux jeux, un peu comme avec la banane mais avec d’autres jouets ou même avec des sucettes. Ils me félicitaient tout le temps d’être aussi gentille et ils me disaient qu’ils adorent jouer avec moi. Je ne leur ai jamais dit que la directrice voulait que je lui raconte. Je savais qu’ils ne m’aimeraient plus. Pourtant j’avais très envie. La directrice a même joué avec moi quelques fois. Mais c’était moins bien parce que moi j’avais peur qu’elle soit méchante et il n’y avait qu’elle qui s’amusait.

Mais un jour Monsieur Lebarreau est rentré dans le bureau de la directrice pendant que je racontais les jeux des garçons, il est devenu tout rouge. Il a demandé à la directrice pourquoi elle avait sa main dans sa culotte. Elle n’a pas répondu et il est parti en claquant la porte. Le soir Maman m’a dit que je ne retournerai plus dans cette école. Je savais que je ne pourrai plus jouer avec les garçons mais je ne sais toujours pas pourquoi.

J’étais très triste mais quand je suis arrivée au couvent, les soeurs ont été très gentilles avec moi. Je travaillais au couvent mais je n’avais pas le droit de faire la prière avec elles. J’avais peur d’être devenue une adulte. Je voulais encore m’amuser comme un enfant.
Heureusement les soeurs avaient de super jeux aussi, la nuit, quand tout le monde dormait.
C’est là que j’ai rencontré Elise. Elise elle est belle. Elle a de grandes jambes toutes blanches. Au dessus elle a des formes très jolies. Surtout quand elle danse. Elle a un ventre tout plat et deux grosses bosses au dessus. Un peu comme les miennes mais en plus gros encore ! Et elle a un visage d’ange avec de grands yeux et des cheveux blonds et des boucles jusqu’au milieu du dos. Elle n’a pas le droit de se maquiller la journée mais la nuit elle le fait en cachette. Elle m’a prêté de beaux vêtements. J’adore la soie, c’est très très doux, on a l’impression de se faire chatouiller quand on bouge dedans. Et pour les culottes c’est encore mieux. Surtout quand c’est Elise qui me montre comment on l’enfile. Elle fait des chatouilles aussi, mais on voit qu’elle est plus grande que les copains de l’école. Elle est beaucoup plus sérieuse ! Elle m’a même appris à la chatouiller aussi, et là elle rigole un peu. Alors ça me fait très plaisir donc je continue à la chatouiller, même si je suis fatiguée. Elle me fait des caresses aussi parfois. Quand elle me caresse les bosses elle me regarde dans les yeux. J’ai l’impression qu’elle me regarde profond. Ca me fait sentir toute bizarre, parfois j’ai encore aussi des moments où j’ai très chaud.

Elle m’a dit qu’elle voulait se marier. Mais je crois qu’elle n’a pas le droit et qu’elle dit ça pour rigoler.

L’homme et la pipe

Ma découverte de la fellation est une belle histoire. Et mes amants y ont tenu un rôle de premier plan. J’y ai pensé par hasard ce midi, en laissant trainer une oreille indiscrète près de la table d’à côté, où une femme parlait de son fils de 14 ans qui commençait à lui poser des questions embarrassantes… L’envie m’est alors venue de poser sur le papier* ces évènements qui ont participé à la création de ma personne.
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Détournement d’un détournement…

Lorsque j’avais moi-même 14 ans, je passais de longue soirées à discuter sur Internet avec l’un de mes cousins de 2 ans mon ainé. Nous n’habitions pas très loin, et j’allais parfois passer un weekend chez mon oncle et ma tante. Je me souviens très bien de ma mère à l’époque qui me disait « Je ne veux pas que tu dormes dans sa chambre. Tu sais, c’est un grand garçon maintenant. Il faut que tu fasses attention. » « Maman. C’est mon cousin. Cou-sin. Il ne me touchera évidemment pas ! » Balivernes… Rien de bien méchant tout de même. On jouait un peu à touche pipi dans le noir, assez excitant à l’époque. La première fois que j’avais une vraie bite d’homme, en érection dans les mains. Une fois, mon cousin m’avait poussé la tête vers cette chose, mais je n’en avais pas du tout envie. J’avais refusé, il avait insisté un peu, mais je n’ai pas cédé. En tant que grand gentleman (quoiqu’en dirait maintenant ma mère !) il n’avait pas recommencé.

C’était la naissance de cette envie. J’en discutais parfois avec les personnes de confiance dans mon entourage, des filles de mon âge ou presque. Pas des copines (elles étaient coincées mes copines à l’époque !), mais plutôt des cousines. (C’est TRES important les cousins dans l’épanouissement de vos enfants ! Forcez vos frères et soeurs à faire des enfants presque en même temps que vous pour garantir à votre progéniture une meilleure éducation ;-) !). Une cousine m’avait dit (elle devait avoir 16 ou 17 ans) : « Beurk, c’est dégueulasse, je ne le ferai jamais ! » Ca m’a marqué. J’ai trouvé ça étrange qu’on puisse être repoussé à ce point par un sexe masculin. Ce n’est quand même euh… pas… sale, si ?!! (Pour la petite anecdote, je l’ai recroisé récemment, et j’ai demandé si elle avait changé d’avis sur le sujet. Un peu surprise, elle a rigolé puis a dit « attends j’avais 16 ans… » Bon, ouf, elle est sauvée :-) !)
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Ersatz de photo pornographique (j’ai ri !)

Quelques années plus tard débarquait ma première relation amoureuse sérieuse. Un jeune homme que j’aimais beaucoup, mais qui avait le défaut d’être plus « sage » que moi et à qui je n’osais pas vraiment avouer mes fantasmes. Heureusement, une occasion en or s’est présentée : un bel étranger en vacances, une petite excitation de l’adultère, l’occasion de parler de tout… Bref, après un maladroit « I would like to suck your dick… Oh sorry, I don’t know how to say it gently! » de ma part, je me suis lancée. J’ai aimé. Lui aussi. C’était une réussite totale. Et restant secrète, en rentrant dans ma petite vie, je me suis empressée de faire une gâterie à mon amoureux. Heureux ! S’il savait que je m’étais entrainée pour être sûre de bien la réussir, je pense qu’il ne l’aurait pas pris pour une preuve d’amour… (et pourtant ;-) !)

Quelques mois après, deuxième coup d’essai. Un ami avec qui je flirtais un peu à l’époque (que c’était excitant, que j’aimais ça !!!) se sépare de sa copine. Sautant sur cette occasion (et un environnement favorable qui fait que j’aurais été sotte de ne pas le sauter !), voici mon deuxième entrainement. Suite à quoi, en toute franchise, j’ai reçu quelques conseils : « tu es comme mon ex, tu te concentres uniquement sur la bite elle même. Alors que les caresses sur les couilles, les cuisses, ou tout ce qu’il y a autour est également nécessaire ! »… Bien. C’est noté. Rentrons le tester à la maison** !
Du plus bel effet ! Encore une fois, je garde le silence sur ma méthode d’amélioration : la variété de l’expérience. Les années suivantes, j’ai encore eu l’occasion de tester ces méthodes sur différentes personnes. J’aimais étudier les différentes réactions des hommes que je croisais. Je crois que c’est l’une des choses qui m’a donné envie de faire perdurer ma recherche de cette variété. A l’époque, c’était à chaque fois des amis plutôt proches. Je savais qu’ils seraient francs et que je pourrais chaque jour améliorer ma technique un peu plus… Aujourd’hui la démarche est un peu différente (mais là n’est pas le débat d’aujourd’hui !).

Puis j’ai rencontré mon partenaire actuel. Qui, lui, ayant un peu plus d’exprience que mes étudiants tout frais, m’a permis d’encore gravir un échelon : le cul ! J’avais bien tenté quelque fois de m’y aventurer chez mes précédents partenaires, mais tous pensaient encore qu’ouvrir cette chose massacrait d’un seul coup toute leur virilité. Et quel bonheur de donner ainsi un si grand plaisir à un homme !
Après cette découverte, j’ai eu l’occasion de tester une fois sur un jeune partenaire qui a été très réceptif et un peu halluciné de mon entrain (et cette fois en toute transparance avec mon partenaire actuel, quel bonheur, mais quel bonheur !!!!).

C’est incroyable. Je ne comprends vraiment pas les « couples fidèles » qui doivent avoir beaucoup de difficultés à faire évoluer leur sexualité dans un espace confiné. La fellation est une pratique que j’adore. Ce fut la première pratique « sale » que j’ai mise en oeuvre. J’ai amélioré ma technique très jeune, j’ai commencé à comprendre le processus bénéfique qui me plaisait derrière. Et c’est maintenant sur le sujet de la sexualité en général que j’essaie désormais de m’améliorer, grâce à l’indéfectible aide de l’homme que j’aime aujourd’hui et qui m’apporte tant…

J’espère vous avoir donné l’envie de goûter au fruit défendu grâce à cet article ;-)
A la prochaine !

PS : En cherchant à illustrer cet article, j’ai trouvé, à mon grand étonnement, de nombreuses photos de Rachida Dati… Puis j’ai compris :-D !
PS suivant : une petite Bande Pas Dessinée (site que je vous conseille vivement si vous ne connaissez pas) un peu limite pour la route :

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* Cette expression est si belle ! Pourquoi est-elle désormais dénaturée par le numérique ?!!
** Je fais un petit résumé qui, à la relecture, me fait un peu plus passer pour une salope que ce que je suis. Mais j’imagine que nous ne m’en tiendrez pas trop rigueur !

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