2 ans : premier bilan

2 ans, premier bilan

Mon deuxième anniversaire, enfin plus précisément le deuxième anniversaire de ce blog, me donne envie de tirer un premier bilan sur cette aventure. Je vais tenter de faire un article un peu carré, histoire de ne pas trop -me- vous perdre ;-) Si vous aussi vous avez un blog, ou envie d’en faire un, ou pas d’ailleurs, et que vous souhaitez me faire part de vos commentaires, n’hésitez surtout pas :-) !

La naissance d’Amarie Alice

Depuis mes 12 ans environ, il me prend fréquemment et aléatoirement l’envie de « faire un blog ». À l’époque, pas trop de soucis, un site web ou un blog se faisait en un tour de mains et je pouvais raconter ma passionnante vie d’adolescente. Plus je grandissais et plus je voyais que ma vie était banale : plutôt bonne élève, j’avais bien peu de choses croustillantes à raconter. Au fil des années, l’envie d’écrire « un blog » n’a pourtant pas disparu…

Il y a quelques temps, à la rencontre de mon actuel petit ami, une nouvelle vie s’est ouverte à moi. Je découvrais qu’il n’était ni anormal ni honteux, ni clivant* de toujours trouver des hommes attirants alors qu’en couple, et pire, j’ai trouvé quelqu’un avec qui il était possible d’en parler sans lancer la 3ème guerre mondiale (un jour peut-être je pourrais parler de ce que ressent une femme libertine dans un couple « classique »…).
En clair, beaucoup de promesses, une curiosité grandissante pour le domaine du BDSM, une découverte des milieux libertins… beaucoup de choses dont j’avais envie de parler et dont il n’est pas vraiment facile d’en discuter avec sa mère ou ses copines !

Madame Billantête

Je suis partie bille en tête, comme le nom de la prof du Bus Magique ! (chacun ses références… ;-) !)

Alors voilà ! Une pointe d’exhibitionnisme, l’envie de partager ce bonheur, l’espoir secret de faire un blog extraordinaire dont je pourrai être fière dans 10 ans… et me voilà partie ;-)

Il m’a donc fallu trouver un pseudo (et une plateforme de blog). Pour le pseudo, ça a été assez facile. J’avais entendu parler une Marie-Alice peu de temps auparavant. J’aime bien ce prénom car il fait à la fois prénom de bonne famille un brin coincée, Alice comme la curieuse Alice au pays des merveilles, et il laisse un petit goût de « malice » dans nos esprits. Puis, pour avoir un nom un brin plus original, j’ai voulu ajouter une voyelle. Bêtement je me suis dit que pour le référencement ce serait bien si le nom de mon blog commençait par un A. Et pouf ! Ca fait une Amarie Alice ! Le 2 mars 2012, le premier article était posté ici :-)

*enfin pas trop ;-)

Les objectifs

J’avais vaguement l’objectif de devenir riche et célèbre, ou plutôt d’avoir un blog reconnu dans le milieu des blogs atypiques-qui-peuvent-déranger-mais-qui-sont-gentils-quand-même (à mon image en fait ;-) !). Je me voyais écrire un article par semaine, sur mes découvertes à la base sexuelles, mais aussi sur mon côté « geek » en espérant séduire deux publics différents mais complémentaires. Au final, je parle beaucoup plus de sexe/amour/relations/psychologie que de nouvelles technologies (et de sciences en général) parce que d’autres sur le net le font bien mieux que moi. Je ne perds pas espoir d’arriver à replacer cet ingrédient indissociable de ma vie sur ce blog ;-) mais j’avoue que c’est beaucoup plus difficile que ce que j’imaginais au premier jour.

Je crois qu’à la base, mon objectif était surtout de partager mon expérience, de faire naître/assumer l’envie chez les femmes (voire les hommes) de libertiner et de se laisser aller au SM. En clair, de s’ouvrir au pratiques alternatives. C’est un moyen de montrer que je suis une femme « normale », que je vis très bien en société, que j’ai un bon boulot, des supers potes, des hobbies classiques, … et que je pratique le BDSM et le libertinage (et la programmation ;-) !).

Aujourd’hui, je crois que mes objectifs restent les mêmes sur ces aspects généraux, même si j’ai eu en route l’idée de publier certains de mes écrits plus ou moins coquins.

Le secret

secret

Pendant presque 1 an, j’ai tenu ce blog secret. Je ne voulais en parler à personne, sauf à mon chéri quand il serait « suffisamment bien ». C’était un peu mon jardin secret, mais aussi le moyen de mettre en ordre et de coucher sur le papier tout ce que découvrais, tout ce que j’assimilais et tout ce dont je rêvais.

Et puis un beau jour, j’ai lâché un tout petit lapsus, que mon cher et tendre s’est dépêché de tirer à toutes forces (et il est très fort pour me faire dire ce que je n’ai pas envie de dire ;-) !). Ainsi le blog a été dévoilé, il y a jeté un œil et, je crois, a été touché par mes textes :-)
Ouf, je suis acceptée pour qui je suis ;-) !

Le développement

Les premiers mois ont été assez prolifiques en termes d’articles et de sujets traités. J’avais envie d’écrire, sur plein de sujets, je m’y jetais un peu la tête la première sans trop me poser de questions, ça roulait tout seul. Peu après avoir dévoilé ce blog à mon copain, pas mal de choses ont changé dans ma vie (c’est la période où l’on s’est beaucoup rapproché). Je n’arrivais plus à me mettre dans l’écriture d’un article. J’avais toujours des idées, que je m’envoie d’ailleurs encore souvent par mail pour ne pas les oublier (vous n’imaginez pas la trentaine d’articles dans mes mails qui aimeraient bien être écrits ;-) !), mais je n’avais plus vraiment la foi… C’est d’ailleurs pour cela que j’ai raté mon premier anniversaire de ce blog.

Après presque 6 mois de « vide », j’ai retrouvé le courage de me lancer. Mes blogs précédents sont tous morts d’un manque d’alimentation chronique, et je ne voulais pas reproduire aussi tôt ce schéma pour Amarie ! Alors je suis repartie pleine de rêves, un peu comme au début, la tête dans le guidon. Sauf que cette fois-ci, je me suis fixée des objectifs chiffrés (production d’articles et vues). Ainsi je devenais plus active sur les réseaux sociaux, j’ai découvert de nouvelles têtes virtuelles mais passionnantes, de nouveaux blogs, …

Et suite à cela, j’ai compris que mon blog n’était qu’une goutte ou milieu d’un océan de blogs bien plus aboutis, par des filles bien plus cochonnes, qui elles faisaient des vidéos d’elles sans pudeur et qui de toutes façons étaient bien mieux roulées que moi. Bref, la déprime inhérente à la réalisation que l’on est loin d’être la meilleure dans un domaine qui attire les foules depuis des millions d’années. Ce choc a été important, je l’appellerais bien « la crise d’ado » du blog ;-) ! Il ne fait pas plaisir, mais il est nécessaire pour faire tomber ses illusions de jeunesse…

Ascenseur émotionnel

SPOILER ALERT : Les étapes de la rédaction blog en une image !

Cette période de remise en question a été complexe à gérer. Je n’avais plus envie d’écrire « à quoi bon puisque je ne dépasserai jamais les 100 vues par jour ?! ». J’ai trouvé une première réponse en tombant par hasard sur le livre d’un blogueur qui pourrait s’intituler « Je suis milliardaire grâce à mon blog, vous aussi vous pouvez avoir 100 000 vues par jour et vous payer des vacances aux 4 coins du globe ». Cette lecture a été passionnante, j’y ai appris pas mal de choses, notamment en terme de communication, et j’ai à nouveau cru que ce serait possible ! C’est son fonds de commerce, il a tout à gagner à nous faire croire que nous aussi, avec de gros efforts, on peut y arriver. Je ne m’en veux pas trop d’y avoir cru de nouveau ;-)

Pendant plusieurs mois donc, j’ai mis le paquet sur la communication, je passais beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (au moins 15 minutes 2 fois par jour en semaine, ce qui est énorme par rapport au temps dont je dispose ;) !), j’ai renommé mon blog en AmarieAlice tout attaché (pour mieux remonter dans les résultats Google), j’ai étudié les articles qui pourraient vous plaire le plus, travaillé les mots clef, …

Et les résultats ont été encourageants : j’ai en effet eu un nombre de vues plus important et plus stable chaque jour ! La tendance était même assez nette sur plusieurs mois :-) ! Et puis au final, je me suis demandé « à quoi bon ? ».

À quoi bon perdre une heure par jour minimum pour parler d’un blog qui ne me rapporte rien (si ce n’est qu’un peu d’autosatisfaction quand je reçois un commentaire positif ou sympathique) ? À quoi bon passer beaucoup plus de temps à faire de la comm’ qu’à écrire des articles (ce qui, à la base, est plus intéressant pour moi ;-) !) ?!

Et aujourd’hui ?

Voilà où j’en suis aujourd’hui. Je suis penaude un peu à la manière d’une femme qui suspend son régime pour lequel elle se donnait du mal, qui fonctionnait plutôt bien, mais qui lui gâchait la vie pour un bourrelet en moins qui ne changera rien à son plaisir de vivre.

Alors je reprends du service dans l’écriture :-) Je regarde moins mes statistiques, j’essaye de profiter de ce que je reçois en faisant les efforts qui me font plaisir (et pas les efforts qui feraient « plaisir » à ce blogueur qui n’a pour seul but de vendre ses livres…).

On verra bien où ça nous mènera ;-)

En tous les cas, si vous aimez ce blog, si vous aimez mes écrits, n’hésitez pas à ME LE DIRE parce que ça fait toujours plaisir :) [Pour poster un commentaire c’est en haut de l’article, juste en dessous de la date !]

Et n’hésitez pas non plus à en parler à vos amis. Peut-être connaissez-vous des personnes qui y apprendraient beaucoup sur elles-mêmes, sur les autres, sur leurs envies profondes ou sur le mode de vie de leurs proches !

Comme vous pouvez le voir, je ne perds pas espoir d’être un jour porte-parole des « femmes normales qui aiment la vie sous tous leurs angles » (dont celui du sexe et des jeux vidéo :-P !).

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Merci pour votre lecture :)

L’homme et la pipe

Ma découverte de la fellation est une belle histoire. Et mes amants y ont tenu un rôle de premier plan. J’y ai pensé par hasard ce midi, en laissant trainer une oreille indiscrète près de la table d’à côté, où une femme parlait de son fils de 14 ans qui commençait à lui poser des questions embarrassantes… L’envie m’est alors venue de poser sur le papier* ces évènements qui ont participé à la création de ma personne.
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Détournement d’un détournement…

Lorsque j’avais moi-même 14 ans, je passais de longue soirées à discuter sur Internet avec l’un de mes cousins de 2 ans mon ainé. Nous n’habitions pas très loin, et j’allais parfois passer un weekend chez mon oncle et ma tante. Je me souviens très bien de ma mère à l’époque qui me disait « Je ne veux pas que tu dormes dans sa chambre. Tu sais, c’est un grand garçon maintenant. Il faut que tu fasses attention. » « Maman. C’est mon cousin. Cou-sin. Il ne me touchera évidemment pas ! » Balivernes… Rien de bien méchant tout de même. On jouait un peu à touche pipi dans le noir, assez excitant à l’époque. La première fois que j’avais une vraie bite d’homme, en érection dans les mains. Une fois, mon cousin m’avait poussé la tête vers cette chose, mais je n’en avais pas du tout envie. J’avais refusé, il avait insisté un peu, mais je n’ai pas cédé. En tant que grand gentleman (quoiqu’en dirait maintenant ma mère !) il n’avait pas recommencé.

C’était la naissance de cette envie. J’en discutais parfois avec les personnes de confiance dans mon entourage, des filles de mon âge ou presque. Pas des copines (elles étaient coincées mes copines à l’époque !), mais plutôt des cousines. (C’est TRES important les cousins dans l’épanouissement de vos enfants ! Forcez vos frères et soeurs à faire des enfants presque en même temps que vous pour garantir à votre progéniture une meilleure éducation ;-) !). Une cousine m’avait dit (elle devait avoir 16 ou 17 ans) : « Beurk, c’est dégueulasse, je ne le ferai jamais ! » Ca m’a marqué. J’ai trouvé ça étrange qu’on puisse être repoussé à ce point par un sexe masculin. Ce n’est quand même euh… pas… sale, si ?!! (Pour la petite anecdote, je l’ai recroisé récemment, et j’ai demandé si elle avait changé d’avis sur le sujet. Un peu surprise, elle a rigolé puis a dit « attends j’avais 16 ans… » Bon, ouf, elle est sauvée :-) !)
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Ersatz de photo pornographique (j’ai ri !)

Quelques années plus tard débarquait ma première relation amoureuse sérieuse. Un jeune homme que j’aimais beaucoup, mais qui avait le défaut d’être plus « sage » que moi et à qui je n’osais pas vraiment avouer mes fantasmes. Heureusement, une occasion en or s’est présentée : un bel étranger en vacances, une petite excitation de l’adultère, l’occasion de parler de tout… Bref, après un maladroit « I would like to suck your dick… Oh sorry, I don’t know how to say it gently! » de ma part, je me suis lancée. J’ai aimé. Lui aussi. C’était une réussite totale. Et restant secrète, en rentrant dans ma petite vie, je me suis empressée de faire une gâterie à mon amoureux. Heureux ! S’il savait que je m’étais entrainée pour être sûre de bien la réussir, je pense qu’il ne l’aurait pas pris pour une preuve d’amour… (et pourtant ;-) !)

Quelques mois après, deuxième coup d’essai. Un ami avec qui je flirtais un peu à l’époque (que c’était excitant, que j’aimais ça !!!) se sépare de sa copine. Sautant sur cette occasion (et un environnement favorable qui fait que j’aurais été sotte de ne pas le sauter !), voici mon deuxième entrainement. Suite à quoi, en toute franchise, j’ai reçu quelques conseils : « tu es comme mon ex, tu te concentres uniquement sur la bite elle même. Alors que les caresses sur les couilles, les cuisses, ou tout ce qu’il y a autour est également nécessaire ! »… Bien. C’est noté. Rentrons le tester à la maison** !
Du plus bel effet ! Encore une fois, je garde le silence sur ma méthode d’amélioration : la variété de l’expérience. Les années suivantes, j’ai encore eu l’occasion de tester ces méthodes sur différentes personnes. J’aimais étudier les différentes réactions des hommes que je croisais. Je crois que c’est l’une des choses qui m’a donné envie de faire perdurer ma recherche de cette variété. A l’époque, c’était à chaque fois des amis plutôt proches. Je savais qu’ils seraient francs et que je pourrais chaque jour améliorer ma technique un peu plus… Aujourd’hui la démarche est un peu différente (mais là n’est pas le débat d’aujourd’hui !).

Puis j’ai rencontré mon partenaire actuel. Qui, lui, ayant un peu plus d’exprience que mes étudiants tout frais, m’a permis d’encore gravir un échelon : le cul ! J’avais bien tenté quelque fois de m’y aventurer chez mes précédents partenaires, mais tous pensaient encore qu’ouvrir cette chose massacrait d’un seul coup toute leur virilité. Et quel bonheur de donner ainsi un si grand plaisir à un homme !
Après cette découverte, j’ai eu l’occasion de tester une fois sur un jeune partenaire qui a été très réceptif et un peu halluciné de mon entrain (et cette fois en toute transparance avec mon partenaire actuel, quel bonheur, mais quel bonheur !!!!).

C’est incroyable. Je ne comprends vraiment pas les « couples fidèles » qui doivent avoir beaucoup de difficultés à faire évoluer leur sexualité dans un espace confiné. La fellation est une pratique que j’adore. Ce fut la première pratique « sale » que j’ai mise en oeuvre. J’ai amélioré ma technique très jeune, j’ai commencé à comprendre le processus bénéfique qui me plaisait derrière. Et c’est maintenant sur le sujet de la sexualité en général que j’essaie désormais de m’améliorer, grâce à l’indéfectible aide de l’homme que j’aime aujourd’hui et qui m’apporte tant…

J’espère vous avoir donné l’envie de goûter au fruit défendu grâce à cet article ;-)
A la prochaine !

PS : En cherchant à illustrer cet article, j’ai trouvé, à mon grand étonnement, de nombreuses photos de Rachida Dati… Puis j’ai compris :-D !
PS suivant : une petite Bande Pas Dessinée (site que je vous conseille vivement si vous ne connaissez pas) un peu limite pour la route :

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* Cette expression est si belle ! Pourquoi est-elle désormais dénaturée par le numérique ?!!
** Je fais un petit résumé qui, à la relecture, me fait un peu plus passer pour une salope que ce que je suis. Mais j’imagine que nous ne m’en tiendrez pas trop rigueur !

Je l’ai bien méritée….

Ça fait trop longtemps que je n’ai pas pris soin de mon blog…
Je la mérite, oh oui je la mérite. La fessée !!!
Luce – La fessée

Voici donc une belle découverte : j’avais beaucoup entendu parler de cette Nouvelle Star Luce, j’ai maintenant écouté son album. J’ai découvert qu’elle a une voix magnifique, des textes très sympas, une musique variée, mais surtout un univers décalé, comme le prouve cette chanson !

Et évidemment, en tant que soumise, je ne peux qu’en profiter pour rappeler (ou plutôt annoncer aux non-connaisseurs du BDSM) que c’est en réalité la soumise (resp. le soumis) qui est celle (resp. celui) qui dirige vraiment dans le couple D/s…

A bon entendeur, salut ;-) !

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