Notre philosophie du libertinage

Notre philosophie du libertinage

Après l’article sur ma vision du BDSM, voici l’épisode « philosophie libertine » :-)

Dure fidélité

Dans ma jeunesse, comme vous l’avez peut-être déjà lu ici ou , j’avais beaucoup de difficulté à rester fidèle. Je ne pouvais m’empêcher de « regarder le menu » et parfois, quand l’éclair au chocolat m’invitait avec insistance à le croquer, je cédais à la tentation.

Menotté pour atteindre le cielAprès une relation longue dans une fidélité de coeur sans faille, mais une fidélité de cul pas suffisante pour lui, je me suis longuement demandé à quoi ressembleraient mes relations à l’avenir. Suis-je vouée à toujours mentir à tous mes futurs petits amis ? Ou dois-je rester célibataire à vie pour éviter de décevoir mes potentiels compagnons ?

En aucun cas l’idée du libertinage ne m’est passée par l’esprit, probablement parce qu’au-delà du nom je n’en connaissais rien.

Une fidélité nouvelle

Finalement j’ai rencontré Monsieur Amarie au détour d’un chemin, comme bien souvent sans que l’on ne se doute de rien et surtout quand on ne l’attend pas.

Notre différence d’âge m’a empêcher de le considérer comme un amant potentiel, et j’ai pris plaisir à découvrir sa manière de voir la vie. J’y ai trouvé une approche décalée, originale et vraie, empreinte de bonté et de liberté. J’y ai retrouvé beaucoup de points en commun avec ce que je ressentais au fond de moi.

Lorsque nous nous sommes rapprochés, j’ai appris qu’il avait une petite amie qui le « forçait » à la fidélité, et cela lui coûtait énormément. Il avait fini par lui avouer qu’il avait besoin de voir d’autres femmes, escorts ou femmes rencontrées grâce à Internet. A voir ce qu’il ressentais, je retrouvais parfaitement mes sentiments lorsque j’ajoutais mes conquêtes d’un soir à ma précédente vie de couple.

Il avait besoin de l’amour de sa femme et du plaisir à découvrir de nouveaux esprits, de nouveaux corps et de nouveaux plaisirs. Je n’ai compris qu’ensuite que c’était la base du libertinage.

Une nouvelle fidélité : s’aimer et se faire confiance, rester fidèle à cet amour, et se savoir libre.

Un lien fort dans le couple :) (tant qu'il est choisi...)

Un lien fort dans le couple, librement consenti :-)

Des règles pour libertiner

Depuis l’officialisation de notre relation comme « majeure » nous avons défini quelques règles. Bien que non écrites, elles sont en permanence présentes à notre esprit.

Nous avons le droit de voir de tierces personnes. Mais nous devons partager nos états d’esprit : qui nous plait, quel type de relation nous avons actuellement (connaissance, ami, ami proche, …). Cela permet notamment à Monsieur de calmer sa jalousie en sachant toujours précisément ce qui se passe dans mon esprit et ainsi de voir que non, je ne tomberai pas amoureuse de toutes les personnes qui me plaisent par certains de leurs aspects ;-) (ce smiley est pour toi mon amour !). Mais cela lui permet également de limiter le risque que le mec concerné ne tombe amoureux et vienne lui mettre une balle dans le crâne (on ne sait jamais…).

Nous évitons également de mélanger travail et sexe, comme le ferait toute personne sensée, afin d’éviter les situations professionnelles gênantes où les coucheries sont ébruitées et certaines réputations fondées sur un évènement insignifiant.

Notre relation en pratique

Jusqu’ici je n’ai parlé que de théorie, mais dans la pratique tout est toujours un peu différent.

Le fondement de la théorie c'est la pratique.

Monsieur n’ayant pas l’occasion de rencontrer des femmes intéressantes/intéressées hors du milieu professionnel ou sur Internet (il parait que cela prend un temps infini…), je l’encourage à aller se régaler auprès d’escorts (idéalement il souhaite que j’y participe, ce que j’ai fait quelque fois, mais cela dépend beaucoup de mon humeur qui dépend d’on ne sait pas trop quoi…). Quant à moi qui rencontre énormément de monde grâce à mon travail, c’est toujours un peu plus compliqué. Comme je l’ai déjà dit précédemment (article « Séduction : description d’une femme qui aime séduire« ) je préfère la séduction à l’acte sexuel en lui-même, et je peux à peine y goûter du bout du doigt.

Pour donner des chiffres, je n’ai profité de notre liberté qu’une fois, avec une ancienne connaissance. De son côté, Monsieur Amarie s’est offert 3 escapades dans des villes réputées (je vous laisse extrapoler, il y a de fortes chances que vous tombiez juste ;) !). Au début de notre relation nous avons passé une soirée avec une de ses anciennes amantes. Tout cela en un peu plus de 3 ans, ça peut sembler finalement peu !

Une relation libertine sans clubs ?

Comment ai-je pu oublier de parler des clubs ?! C’est tout de même là qu’il est le plus facile de faire des rencontres avec des personnes qui partagent notre vision de l’amour et du plaisir !

Nous avons fait quelques sorties dans des clubs parisiens (3 pour être précis) dans lesquels nous avons eu des expériences très différentes (j’y reviendrai probablement dans un prochain article).

Peut-être pourrions nous y remettre les pieds pour le réveillon ?!

Et pour la suite ?

Cela fait quelques mois (un an ?!! nooon…) que nous n’avons pas profité des libertés que nous nous laissons. Mais aujourd’hui je me sens superbement bien. Le fait de savoir que j’ai cette liberté me suffit. Je ne culpabilise plus lorsqu’un homme me plait, je peux m’amuser à imaginer avec quel plaisir nous retournerons en club et je sais que j’ai une pleine confiance en le mode de fonctionnement de notre relation.

Logo Nouvelle Star

A la recherche de nos futurs stars ;-)

Cependant, nous aimerions trouver un ou plusieurs couples avec lesquels nous pourrions passer des soirées à parler, des soirées à s’amuser, et des soirées pour faire les 2, que ce soit dans le BDSM, le travestissement, les fétichistes, les joueurs et les curieux… Une relation amicale et coquine en fait :-)

Merci pour votre lecture :)

Le (B)DS(M) vu de ma lorgnette

(Pour rappel : BDSM = Bondage et discipline, Domination/soumission et Sado-Masochisme)

Ce sujet me touche depuis le plus jeune âge (pas forcément comme vous le croyez !), alors petit historique :

collier de soumission

Plutôt sympa cette photo, non ?

Un beau jour, je devais avoir 6 ou 7 ans, mes parents discutent d’un fait divers (dans mes plus vagues souvenirs ça devait être un anglais décédé lors d’actes rapportés comme « sadomasochistes »). Ne comprenant pas trop de quoi il s’agit, mais que ce n’était pas un sujet pour les petites filles de mon âge, j’essaye de capter les éléments importants de la discussion : ce que mes parents pensent de tout ça. Ils ne sont pas effrayés, « ces pratiques ne sont pas quelque chose d’habituel mais il n’y a pas de quoi avoir peur ». OK, c’est enregistré… et cela ressortira quelques longues années après ;-)

Au début de mes études, une bonne amie se confie à moi et m’avoue qu’elle a rencontré un mec sur Internet. Plutôt curieuse je lui pose quelques questions, mais comprends bien vite qu’il y a quelque chose de différent. « Il me donne des sortes de défis à réaliser », « il m’appelle toujours en numéro caché, je ne connais pas son numéro, je ne peux pas le joindre quand je veux », « Il m’oblige à porter jupe et talons quand je vais le voir », ou encore « Il m’appelle à 3h du matin la veille de mes partiels ». Bref, c’est un type bizarre, il me fait un peu peur. La discussion avançant, je ne comprends toujours pas de quoi il s’agit, et j’ai peur que mon amie se soit retrouvée dans les bras d’un pervers psychopathe (oui oui, celui-là même dont ma mère a peur en permanence quand je lui dis « je discusse avec un mec sur Internet »… je suis sûre que votre maman le connait aussi ;) !). Et puis sa langue se délie et elle m’explique que c’est une relation de domination/soumission qu’elle vit. J’écoute avec curiosité et essaye de me libérer de mes préjugés pour comprendre les enjeux de cette relation (qui semblait alors parfaitement destructrice car j’avais du mal à imaginer son plaisir à elle). Et je finis par accepter ce choix, tout en me proposant « sauveteuse » en cas de souci, dérangeable à toute heure.

Et puis un beau jour, je rencontre dans la « vraie vie » un mec sympa, marrant, intelligent, … bref un mec avec qui ça accroche plutôt bien. Nous échangeons pas mal de mails, de liens sur facebook, bref, on se draguouille fort sympathiquement. Un beau jour, en discutant avec lui sur le net, je remarque une petite phrase anodine (si j’avais le courage j’irai vous la chercher !), puis une autre, puis une troisième subtile allusion… Oh mon dieu, aurait-il un penchant pour le SM ?!! Ni une ni deux, je décroche mon téléphone pour passer un coup de fil à mon « experte » du domaine. Elle ne tarde pas trop à confirmer ce que je pensais, se gardant bien de m’encourager ou de me décourager dans ma démarche. Bien. Bon. Faisons avec, et voyons ce que ça donne.
Ayant bien pris garde d’aborder le sujet avant ma visite « fatidique » chez lui, notre première relation sexuelle est plutôt classique, bien qu’assez « rude » (ce qui ne me déplait pas !). Le lendemain, le sujet du SM est abordé, et il est plutôt étonné de voir que je ne fais pas partie des gamines réticentes. Après s’être assuré formellement et clairement d’un « Amarie, souhaites-tu devenir ma soumise ? – Oui je le veux », notre première soirée dans nos « nouvelles peaux » fut une immense découverte !

Une Domina et sa soumise liée à un arbre

Très érotique !

Ma vision de la domination/soumission est évidemment très proche de celle de mon Maître (qui est désormais mon presque-mari ;-) et beaucoup moins souvent Maître), puisque c’est lui qui me l’a présenté. Dans cet article, je parlerai de Maître et de soumise, mais cela peut évidemment être le contraire (ou 2 personnes de même sexe, ou plus, ou… bref, tant que tout le monde est adulte et consentant, tout va bien :-) !)

1) Dans la relation de domination/soumission, la soumise est la reine. Le « safeword » est primordial dans cette relation, et DOIT être utilisé dès que la barrière de l’acceptable est franchie. Cette barrière est posée par le psychisme et les envies de la soumise, évidemment ! (Notons tout de même que le Maîte a également le droit d’utiliser ce Safeword si le besoin s’en fait sentir !) Le Safeword ne brise rien dans la relation, à part l’évènement en cours. Il permet au Maître de voir qu’il est allé trop loin et donc de cadrer ses actions pour les prochaines sessions. Il n’y a AUCUN inconvénient à utiliser ce mot. Aucun. Jamais.

2) La complicité est primordiale. Le Maître doit très bien connaître/comprendre/ressentir les envies et les réactions de sa soumise. C’est bien de discuter de ses envies respectives avant de mettre en pratique ces petits jeux, mais ce n’est pas toujours évident (le Maître ne doit pas se montrer trop préoccupé par les envies de sa soumise, alors qu’il DOIT le faire ;) !) alors messieurs Dominteurs, OUVREZ GRANDS VOS SENS à l’écoute de votre jouet. Et mesdames les soumises, ne vous restreignez pas dans vos émotions (et si vous aimez trop, votre Maître se fera un plaisir de vous corriger… ;-) !)

3) La domination/soumission est un JEU. Un jeu de rôles, plus précisément. Ni plus ni moins. Pour moi, il est important que cela reste un vrai jeu dans lequel on prend du plaisir. (bien que ce soit plus facile d’être sincèrement effrayée par son Maître lorsque c’est un quasi-inconnu et moins lorsque quelques années d’amour vanille* ont coulé sous les ponts…) Sur ce point, beaucoup d’avis divergent. J’ai choisi mon camp : amusons-nous !

4) Le contrat permet d' »officialiser » mais surtout de réglementer les pratiques au sein du couple. La rédaction du contrat doit être commune et minutieuse. Le contrat devra être souvent réactualisé afin de se lancer de nouveaux défis ;) ou au contraire de retirer une pratique testée et non appréciée par l’un ou l’autre des protagonistes. Quoiqu’il en soit, un rituel de signature est toujours le bienvenue afin de sceller une union (même si elle a déjà pu être consommée avant ;) !)

5) Les échanges avec autres Maîtres/soumises doivent permettre de 1. s’assurer que vos fondamentaux BDSM sont partagés avec ce couple avant d’envisager des actions plus sérieuses avec ces personnes 2. Si ces fondamentaux ou d’autres points divergent, regarder comment la relation se passe dans les autres couples afin de pouvoir s’enrichir (tout comme dans notre vie vanille en fait !) 3. Le dialogue est encore une fois primordial pour éviter toute mauvaise surprise ! (et pour voir tout de même si le feeling est là ;) !)

Et évidemment 6) cette relation implique le consentement mutueldes personnes. La soumise peut tout arrêter lorsqu’elle le souhaite. Il en est de même pour le Maître (car à ce qu’il paraît c’est un rôle aussi très difficile psychologiquement !!!). Pour tout le monde. Tout le temps. (Oui je sais je radote, mais c’est très important !)

Roue dentée

Je consens à utiliser cet outil de torture ! (ou de plaisir…)

Vous aurez remarqué que ce qui m’intéresse le plus est la relation de domination/soumission dans le BDSM. Le sadomasochisme est pour moi un outil pour y arriver. Je reste assez light sur les sévices que j’aime me voir infligés. J’aime me faire légèrement entraver mais absolument pas me faire « saucissonner ». (Bien que le bondage soit un domaine passionnant côté artistique !). D’où le titre de cet article ;)

N’hésitez pas à partager vos points de vue, je suis curieuse de voir ce que les autres pensent (pratiquants ou non, effrayés ou experts !)

* Vanille : « non-SM »

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